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Carrara. C’est ainsi qu’il croit éviter la difficultési embarrassante pour la majeure partie des na-turalistes , difficulté qui consiste à pouvoir ima-giner quel est le dissolvant qui s’est emparé desmolécules quartzeuses plutôt que des moléculescalcaires dont la masse est presque entièrementcomposée. Il lui semble qu’il suffit à son expli-cation , qu’il y ait des molécules quartzeusesdisséminées dans la masse calcaire , et que cesmolécules ne soient pas trop entrelacées dans leslames du marbre statuaire qui s’entrecroisent.En outre , il croit probable que dans les cavitésdes masses calcaires consolidées par une agréga-tion confuse, comme sont la plupart des marbresprimitifs , les cristaux de quartz qui se formentpar infiltration , sont plus fréquens que les cris-taux de spath calcaire , parce que la simple co-hésion de deux substances qui n’ont point entr’ellesde tendance à la composition chimique, n’a pasla même force que l’agrégation des moléculessimilaires. Il suit de là que les eaux qui circulentpar l’infiltration, trouvent bien moins de difficultéà tirer de leur position les parties siliceuses foi-blement mêlées avec les parties calcaires, quecelles-ci qui sont fortement unies par une agré-gation de parties similaires.
§ 443. Les faits démontrent cependant combienle raisonnement de Dolomieu est équivoque -,puisque dans les vides du marbre de Carrara ,