LIVRE V. CHAP. LXXV. aq5
les cristallisations de spath calcaire sont beaucoupplus multipliées que celles de la terre siliceuse.Ce n’est pas tout ; comment concevoir des infil-trations dans des endroits parfaitement fermés ?L’eau dans l’état d’humidité, pourra bien pénétrerdans l’intérieur d’une masse de pierre dure etcompacte ; mais c’est ce qu’elle ne saurait fairedans son état de fluidité : et bien moins encorepourra-t-elle transporter dans cette masse, desterres en quantité suffisante pour y former descristallisations. Que si le fluide avait pénétré danscette même masse par le moyen de quelque fentepour si étroite qu’on la suppose , on devrait enretrouver quelque trace ; et il me semble biendifficile de concevoir comment un fluide a puparvenir jusqu’à une cavité, traversant une massecompacte d’une centaine de pieds, et transportantavec lui des matières terreuses, sans laisser aucunvestige de son passage. Ainsi lorsque dans lacavité d’une montagne, on trouve un roc d’albâtrequi s’y est formé , on découvre toujours le canalpar lequel s’est infiltrée l’eau qui a transportéet déposé la terre calcaire. Si ces cristaliisationsquartzeuses provenaient de la terre siliceuse queles eaux en circulant dans la masse du marbre,ont séparée des parties calcaires auxquelles elleétait unie, il devrait y avoir des indices de cesérosions ; tandis que si l’on excepte les videsdans lesquels sont les cristaux ou spathiques ou