LIVRE VI. CIIAE. LXXVI. 3ll
trouvées clans un sable calcaire. Ce n’est passeulement en Italie , qu’on fait de pareilles dé-couvertes , puisque d’après M. r Faujas , Essaisde géologie, tom. i , pag. 140, on a encoretrouvé plusieurs fois des os fossiles de cétacés enAngleterre, en Allemagne, dans la Belgique , àplusieurs lieues dans les terres , du côté deDunkerque, dans l’Alsace , non loin de Stras-bourg , dans les escarpemens des Vaches-noiresentre le Havre et Honfleur , dans les environsde Laon et autres lieux, où ces énormes ossemenssuspendus à des voûtes , déposés même dans lestemples , étaient regardés par l’ignorance ou parla superstition, tantôt comme des os de gèans ,tantôt comme la dépouille de monstres énormesqui infestaient la contrée , et que la puissancemiraculeuse d’un saint faisait disparoître. Cepen-dant il importe de faire observer que parfois ona cru fossiles quelques os de cétacés qui n’avaientjamais été ensevelis sous terre. Il arrive assezsouvent que la tempête jette sur les plages quelquegrand cétacé dont les os sont recueillis et achetéspar des personnes curieuses des objets d’histoirenaturelle; après un long espace de temps, on perdla mémoire du fait auquel on doit la possession deces os , et l’on croit qu’ils ont été retirés du seinde la terre. Tels sont, suivant M. r Brocchi quenous avons déjà cité , quelques grands os d’uncétacé qu’on conserve à Milan , dans le portique