LIVRE VII. CHAR. XCVII.
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deux pays Pétralie , ainsi nommés du pétrole quijaillit à ruisseaux, ou seul ou avec les eaux,et que les habitans ne manquent pas de recueillir..Dans la campagne de Bivona , le pétrole nagesur les eaux de plusieurs fontaines ; on en trouveà Mistretta , à Savoca , près de Lionforte, et dansd’autres lieux. Le lac dit Naftia est fort connu ;il tire son nom de la naplite ou pétrole qui semontre sur la surface de ses eaux, et dontl’odeur se fait sentir à une distance considérable:c’est le lac Palicorum des anciens, mentionnépar Aristote, Macrobe , Diodore de Sicile , etc.,et dont les phénomènes ont donné lieu à beau-coup de fables (Voy. le Mémoire de Ferrara surle lac Naftia , imprimé à Palerme en i8o5).
§ 6o3. On m’objectera que si le pétrole étaitl’agent principal de l’embrasement des volcans ,on devrait du moins en apercevoir quelques tra-ces dans les éruptions: je répondrai que dans leséruptions , les traces du pétrole ont été en effetsouvent observées. Dolomieu à la page 98 de laDissertation de Bergman sur les produits volcaniques ,imprimée à Florence , dit dans une note, queles scories récentes qui couvrent les laves, don-nent bien souvent des indices non équivoquesd’huile de pierre, sont grasses, onctueuses, fu-ligineuses, et font détoner le nitre, mais qu’el-les perdent bientôt ces parties oléagineuses , et11 en retiennent aucun vestige. Martino, auteur