32 INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
napolitain, dit aussi : Ignis qui extrcmo incendioeffluxit anno i 63 i , rebus corporibusque adhœrebatquasi esset unctuosus. Mais Serrao s’explique en-core plus clairement dans l’histoire de l’éruptiondu Vésuve qui eut lieu en 1737, écrite pour l’Aca-démie des sciences de Paris : à la page 142. dela 5 .” édition , il assure qu’il a eu sous ses yeuxdes blocs de roche et des pierres des nouvelleslaves qui avaient été vomies , et que ces blocset ces pierres présentaient des traces de pétrole.Humboldt , Gay-Lussac et De Buch étant montéssur le Vésuve pendant que le volcan était enactivité , furent enveloppés par une masse devapeurs très-épaisses et noires. Mais quelle futla sensation qu’ils éprouvèrent simultanément ?On sent l’asphalte , se dirent-ils entr’eux ; cetteodeur est précisément celle du pétrole. Telle futl’impression qui se renouvella toutes les fois qu’ilsfurent enveloppés par les memes vapeurs ( Voy.Bibl. britan ., tom. 3 o, pag. 257). Le même faita été encore confirmé par Humboldt dans laRelation historique du voyage aux régions équa-toriales , tom. 1, chap. 5 , où en parlant du pé-trole de la péninsule d’Araya , il assure que detemps en temps on en sent l’odeur aux bordsdes cratères allumés. Nous avons donc plusieursobservations qui nous portent à penser que lebitume fluide prend une part très-active dans lesembrasemens du Vésuve . Passons maintenant à