LIVRE VII. CHAP. XCVII. 41
sont assez fréquens. On pourrait indiquer biendes circonstances où dans les grandes cavernessouterraines il se développe un degré de chaleurcapable de produire une combustion. Il est en-core très-probable que l’électricité souterraineait quelque influence sur cette opération. Laquantité de matière électrique , qui, suivant lesrelations de tous les observateurs , se développedans les éruptions et dans les détonations sou-terraines qui les accompagnent, donne beaucoupde vraisemblance à cette conjecture. Que sera-ceensuite si quelque principe phosphorique s’unîtau pétrole ? La fréquence du phosphore dans lerègne fossile, et la facilité avec laquelle il secombine avec les huiles , rendent très-probablela conjecture qu’au pétrole s’unit quelque prin-cipe phosphorique, et que par suite de cetteunion , il se développe un gaz hydrogène phos-phoré qui s’enflamme au seul contact de l’air ,et peut produire de grandes explosions avec leconcours de l’oxigène. J’observerai encore quesuivant quelques chimistes , l’acide sulfurique peutenflammer le pétrole , comme il allume les huilesvolatiles. Klaproth ( Dict. de chimie , art. manga-nèse) rapporte sur l’autorité de Black , que l’oxidenoir de manganèse, mêlé avec l’huile de lincuite, prend feu et s’enflamme, et Fourcroy ( Système des connaissances chimiques , sect. 5 , art.io , § 38 ) enseigne que le manganèse s’enflamme