LIVRE VII. CHAR. XCVIII. 47
une fois enflammés, ne tardent pas à se détruire;et comme dans les volcans, on observe des em-brasemens aussi grands qu’intenses, il est certainque si ces embrasemens provenaient des pyrites ,ils ne pourraient durer que pendant un courtespace de temps, c’est-à-dire, jusqu’à la consomp-tion des sulfures métalliques. Mais par rapportà ces sulfures, il est à remarquer qu’ils peuventse décomposer tranquillement et pendant un longcours de siècles, pourvu qu’ils 11e s’enflammentpoint; et dans leur décomposition, ils produirontdes vapeurs et de la chaleur. Nous en avons desexemples dans les Lagoni de la Toscane , et dansla solfatara de Pouzzole , qui, du temps mêmede Strabon , produisait beaucoup de vapeurschaudes. Il est donc bien possible que la pyriteparticipe aux opérations d’un volcan, mais c’estseulement comme cause accessoire, et jamaiscomme cause principale : en accroissant la tem-pérature, elle serait tout au plus l’un des moyensqui provoquent l’embrasement.
§ 610. Dans la chaîne de l’Apennin qui en-vironne le Vésuve , il y a beaucoup de substancesbitumineuses, et il paroît que cette contrée ren-ferme une grande quantité de charbons fossilesou d argile bitumineuse. On en voit des traces àGifone dans la principauté de Salerne , ainsi quedans la province de Montefusco; et j’en ai encoreobservé des indices aux environs de Bénévent.