Band 
Tome troisieme.
Seite
49
JPEG-Download
 

LIVRE VII. CHAP. XCVIII. 49

ou modifiée par le feu, ou lancée par la force deséruptions en morceaux détachés), toute cette ma-tière , dis-je, étant sortie des entrailles de laterre , a y laisser beaucoup de cavernes, etcest dans ces cavernes que travaille actuellementle volcan, étendant toujours de plus en plus sonfoyer. Je considère comme absolument fausselopinion de Buffon et de quelques autres natu-ralistes, qui ont pensé que la fournaise des vol-cans est placée dans la masse même de la mon-tagne , et peu loin de sa sommité. Je conçoisdonc se rassemblant dans ces cavernes souter-raines , le pétrole qui distille des Apennins , dela manière que je viens de lexposer, ou quiprovient de régions souterraines plus éloignées ,et dont la présence dans le voisinage du Vésuve est démontrée par les bulles qui sélèvent au-dessus de la superficie de la mer, à la base duvolcan ( Voy. § 602, ). Il me semble encore pro-bable quau pétrole se joigne une matière phos-phorique ainsi que quelque quantité deau saturéede muriate de soude. La première conjecture estfondée sur lobservation que la pierre calcairede 1 Apennin de Castellamare, près du Vésuve ,pulvérisée et jetée sur le feu, donne une lumièrephosphorique verdâtre, comme celle de lEtra-madure et de Marmaroscbi Jai répété plusieurs foiscette expérience sur quelques variétés de carbo-nate calcaire de cette contrée, et jai toujoursTome III. a