LIVRE VII. CHAP. XCVIII.
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locales, et qui, selon moi, satisfait aussi auxphénomènes. Avec cette hypothèse , on peutrendre raison des embrasemens du Yèsuve et deleur intermittence; par elle, on trouve encore l’ori-gine de l’acide muriatique qui quelquefois pré-domine dans la fumée que le cratère exhale , dumuriate d’ammoniaque et du muriafe de soudequi se subliment dans les vapeurs de quelqueslaves : celle de 1794. fut très-riche en ces deuxproduits salins. Si l’ammoniaque est composéed’azote et d’hydrogène , il est très-facile quecette combinaison ait lieu dans les entrailles d’unvolcan (1), outre qu’elle peut procéder encore dupétrole qui en contient quelque dose ; — de laquantité d’acide carbonique qui se développedans les grandes éruptions , et se manifeste pardes mofettes passagères ; — du soufre et de l’acidetant sulfurique que sulfureux , selon les diversdegrés d’oxigènation. Il me semble très-probable,comme je l’ai déjà dit au § 4o5 , que quelquessubstances qu’on trouve autour des bouchesignivomes soient non des éduits, mais bien desproduits , c’est-à-dire, des résultats des combi-naisons qui doivent avoir eu lieu dans ces vastescavernes , avec un moyen aussi efficace que le
(1) Les expériences de Ritter et de Lampadius ont confirmécelles de Berthollet, desquelles il résulte que l'ammoniaque estcomposée de 807 d’azote et de 193 d’hydrogène , ou 76 dupremier, et presque 24 du second.