5a INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
feu appliqué dans sa plus grande intensité , âtant de corps de diverse nature. Si cependanton croyait que ces substances n’ont pu se for-mer sans le concours des matières qui les con-tenaient précédemment, il ne serait pas bien dif-ficile d’expliquer la présence de celles-ci.
§ 6i3. Dans cette hypothèse, on peut encoreconcilier l’opinion de ces physiciens qui veulentabsolument faire agir l’eau dans les éruptions'volcaniques. D’après les raisons que j’exposeraibientôt, je ne puis me persuader qu’il existeune communication entre la mer et l’intérieurdes volcans ; et dans la masse d’une montagnepetite , isolée et composée de substances succes-sivement rejetées, comme l’est le Vésuve , je nesaurais imaginer des réservoirs d’eau , dont lesparois s’ouvrent lorsque la montagne vient àéprouver quelque convulsion. Si l’eau réduite envapeurs est le moyen dont la nature se sert pourproduire les éruptions, et qu’on croie que laseule dilatation des gaz produite par la chaleurde l’incendie, soit insuffisante pour opérer lesmêmes effets ; s’il est vrai que les volcans ontquelquefois vomi des torrens d’eau ou de subs-tances boueuses , il me semble plus raisonnablede penser que dans quelque endroit des gouffresvolcaniques, il se sera rassemblé , pendant lesintervalles de repos, une certaine quantité d’eau,qui, au moment de l’embrasement, s’élever» en