LIVRE VII. CHAE. CVI. 141
cle leur moindre gravité spécifique. Toutes leslaves ne sont pas également chargées de scoriesà leur superficie, et parmi celles du Yésuve, j’enai trouvé quelqu’une, même récente, qui enétait entièrement privée. Si ces scories sont le plussouvent comme les écumes et les crasses descorps fondus, il est évident que leur quantitéplus ou moins considéx’able devra dépendre debeaucoup de causes, savoir, de la nature desmatières fondues, du degré de fusion, du déve-loppement des gaz, etc. L’absence des scoriesdaus quelques courans de lave est un phéno-mène très-instructif, et fournit une réponse deplus aux objections de ceux qui nient l’originevolcanique de quelques roches parce qu’elles nesont point accompagnées de scories. Par-dessousces scories, la lave continue sa marche , se re-pliant sur elle-même , et poussée par la nouvellematière que le volcan fournit. De ce roulementque la lave fait sur elle-même , il suit qu’à mesurequ’elle avance , les scories qui se trouvent à lapartie supérieure ou antérieure du courant, pas-sent à l’inférieure. Outre ces scories que j’appel-lerai mobiles , les laves ( Yoy. Cordier , Mémoiresur les substances minérales dites en masse ) sontordinairement couvertes d’une écorce scorifiée 0),
(ï) De la diverse nature de cette écorce scorifiée, le natu-raliste précité déduit l’explication du phénomène de la stérilitéabsolue de quelques anciens courans de laves, pendant qu’on