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sur ce point, on ne tarde pas à se convaincreque l’application qu’on voudrait faire des expé-riences des MM.* De Drée et Hall, aux laves,n’est rien moins que satisfaisante, et que la vé-ritable raison du phénomène est peut-être beau-coup plus simple que celle que nous imaginons.A la vérité M. r Watt a cherché à agrandir sesexpériences ; mais quelques quintaux de matièresont bien peu de chose en comparaison de cesmasses démesurées O) desquelles résultent les laves.En effet, la manière dont le feu s'applique à unfourneau, et celle dont il agit sur une petitequantité de matière, ne peuvent fournir aucunerègle qui convienne aux grandes fusions volca-niques. Il y a plus , dans une petite masse, lemélange des élémens peut être égal, ce qu’onne doit pas espérer de trouver dans une immensequantité de matière. Il est donc possible que les
(i) La lave qui sortit du Vésuve en 1737 ) ^ ut calculée parSerao à 1,479,898 toises cubiques ; et j’ai évalué celle qui en1794 dégorgea du même volcan par deux différens points etpresque en même temps , à 2,804,440 toises cubiques. Ces massesbien que fort grandes , sont peu considérables en comparaisonde celles vomies par les autres volcans. Le courant de lave rejetépar le volcan de l’il« de Bourbon en 1776 , fut calculé à 9,35f',00Otoises cubiques; celui de 1787, à 11,700,000 toises cubiques;et le troisième de 1791» à 7,840,000 toises cubiques. Re-cupero mesura la longueur d’une lave sortie du flanc septen-trional de l’Etna , et trouva qu’elle était de 40 milles. Enfinsuivant la relation envoyée à la cour de Londres par le Comtede Wilckensea qui se trouvait en Catanie en 1669, époque