Band 
Tome troisieme.
Seite
189
JPEG-Download
 

LIVRE VII. CHAP. C 1 X.

189

laves vitreuses ou obsidiennes soient celles danslesquelles la fusion a été parfaite ou à cause dunplus grand mélange de parties fusibles, ou parcequune application du feu plus intense et plusuniforme dans tous les points, a produit cettegénérale assimilation de substances quexige laformation du verre. Mais comme il est difficiledobtenir un pareil résultat dans des masses ex-cessivement grandes, il 6ensuit que les laveslithoïdes doivent être beaucoup plus fréquentes ,parce que dans ces laves , la fusion ayant étémoins parfaite et lintensité du feu moindre enproportion de la matière , une fusion généraleet complète de toutes les parties na pu avoirlieu. Les laves lithoïdes seraient donc celles quinont reçu que le degré de chaleur nécessairepour les rendre fluides ( degré de chaleur certai-nement bien grand, puisquil sagit de substancespierreuses et dénormes masses ) , mais qui nont

dune grande éruption de lEtna , le courant de lave qui futalors vomi par ce volcan, sétendit sur une surface de 1 5 millesde longueur et de 7 milles de largeur. Mais la lave la plu»surprenante de toutes sous le rapport de sa grande extension, estcelle décrite par Pennant (Le Nord du globe , tom. 1 ), laquelle,sortie dun volcan de lIslande en 1783, occupa une étendue de94 milles de longueur et 5 o milles de largeur. Cet auteur aprèsavoir exposé limmensité de pays couvert, par cette lave , ajouteque la hauteur perpendiculaire des côtés du courant était de 80à 100 pieds ; en sorte quelle submergea tous les villages quellerencontra sur spn passage.