LIVRE VII. CHAR. CXI. 21 7
lancés par le Vésuve , lors de ses premières érup-tions ; et dans les roches composées de micas,de pyroxènes , de grenats, etc., dont les fragmenserratiques sont si frèquens sur le mont Somma et dans beaucoup d’autres contrées volcaniques.On croit communément que ces substances pier-reuses n’ont nullement souffert l’action du feu.De là, il me paroissait très-probable que les am-phigènes qui existent dans les laves , eussent ori-ginairement appartenu aux roches qui avaient étéfondues par l’action du volcan. La difficulté aveclaquelle ils fondent, contribuait encore à fournirune raison probable pour expliquer comment ilsavaient pu se conserver au milieu des laves. Ce-pendant je conçus quelques doutes en observantun échantillon recueilli par Thomson dans le cou-rant de lave de Capo di Bove. On voyait dansune cavité de cet échantillon, quelques petits cris-taux d’amplngène qui n’étaient attachés aux pa-rois que par un côté, position qui ne pouvaitconvenir à une substance enveloppée. Ensuite ils’éleva des doutes sur l’existence des amphigènesdans les roches non-volcaniques. Humboldt dansla Relation historique du voyage, tom. 1 , pag. 1 56^dit que l’existence des amphigènes dans l’Arcudal*
La roche qui servait de matrice à ces cristaux, était encastréedans le peperino, et composée de grenat, de pyroxène, demica et d’amphigène amorphe.