LIVRE VII. CHAP. CXI.
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à quelque opération du volcan ^ comme 110Ù9l’avons dit dans le paragraphe précédent ; et cesoupçon s’accroît encore si l’on réfléchit quedans ces conglomérats calcaires , l’amphigène leplus souvent ne présente pas sa forme régulièrede cristallisation.
§ 678. Les observations de M. r De Buch ontrépandu beaucoup de lumière sur l’objet que nousexaminons ( Voy. Journal de physique , tom. 48 ,pag. 262 et suiv.). Étant monté lui-même jusqu’aucratère du Vésuve , il fut très-surpris de trouverdans les deux courans de 1767 et 1779, dontle dernier coula sur l’autre , un grand nombrede petites taches blanches , et une plus grandequantité encore de petits points brillans dissémi-nés dans toute la masse de la lave. Une loupemédiocre montra d’abord que les taches blan-ches étaient évidemment des amphigènes biencristallisés , et que les points brillans étaient pa-reillement des amphigènes, et non moins biencristallisés. Ces derniers sont tout-à-fait transpa-rens 0) et paroissent avoir la couleur noire de la
(1) La couleur ordinaire des amphigènes est le gris sale; ce-pendant on en voit plusieurs de couleur roussâtre : lorsqu’ils com-mencent à se décomposer, ils deviennent blancs. Ils ont un légerdegré de transparence , surtout lorsqu’ils sont mouillés. Une seulefois j’en ai vu un qui était isolé ; il avait été trouvé dans lesexcavations de Pompeïa : les deux tiers de sa masse étaient par-faitement transparens ; mais le reste était devenu opaque patl’effet de la décomposition.