LIVRE VIII. CIIAP. cxii. a3i
ce fleuve , que l’Empereur Domitien fit placerdans le temple de la Paix, et qui suivant l’ex-pression de Pline , au cliap. précité , fut faiteavec la plus grande masse île basalte qu’on eûttrouvée jusqu’alors, si cette statue, dis-je, exis-tait encore, la question serait facile à décider :mais ce monument est inconnu ; il gît peut-êtreenseveli sous les nombreuses ruines de l’ancienneRome ou dans le lit du Tibre . Les antiquaireset les artistes ont encore contribué à accroîtrela confusion, en donnant le nom de basalte àbeaucoup de pierres grises , verdâtres , etc., aux-quelles la description de Pline , malgré son ex-trême concision , est inapplicable. Ainsi ils ontappelé basalte, tantôt un petro-silex vert, tantôtune pierre de couleur d’un noir grisâtre et d’unestructure granulaire ; quelquefois une pierre cal-caire noire compacte, d’autres fois une rocheamphibolique.
§ 685. Après le renouvellement des sciences ,Agricola fut, je crois , le premier naturaliste quireproduisit le nom de basalte , et qui le donnaà ces roches noirâtres prismatiques sur lesquellesest bâti le château de Stolpen (Voy. plancheXXI de l’atlas ) en Misnie O). Depuis cet illustre