23 o institutions géologiques.
a écrit sur ce point «le nomenclature , dans lagéologie du Vicentin , pag. 178; et je suis per-suadé que la question tant débatue sur l’originedes basaltes serait déjà décidée , si les lithologuesétaient d’accord sur la qualité de la roche à la-quelle on doit donner ce nom. Pline en parlantdu basalte , a été très-concis , et en le compa-rant à une substance métallique aussi connueque le fer , il s’est dispensé de le décrire. Il ditseulement, livr. 36 , chap. 7 , que le basalte futtrouvé dans l’Ethiopie , et qu’il a la couleur etla dureté du fer (d. Si cette fameuse statue duNil , avec seize enfans représentant les crues de
basalte , dans l’hébreu , le syriaque, le catdéen et l’arabe , atrouvé que dans toutes ces langues un mot à peu près semblablesignifie cuit , brûlé , grillé ; que le mot bselt, bsalt est en éthiopien,le féminin de l’adjectif bsul, qui signifie cuit ; et la dénominationbselt, ou bsalt, veut dire pierre blûlée ou cuite ( Voy. Dolomleu,Mémoire sur les îles Ponces , pag. 198 ).
(1) Il paroit que Strabon avait en vue cette pierre ( bien qu’ilne la nomme pas ) lorsqu’en parlant d’une pyramide qui fut érigéeà une célèbre courtisane par ses amans, il écrit dans le liv. 17:Ab ipsis fere fundamentis usque ad medium constat ex nigro lapideex quo mortaria faciunt ab extremis Æthiopiœ montibus delato ;qui cum et durus sit et operatu difjicilis reddidit opus sumptuosum :et bientôt après racontant les circonstances de son voyage enEthiopie , il dit : Per totam fere ci a ni videre erat multis in locisquasi herniespetram arduam, rotundam, politam , propemodum sphce-ricam nigri ac duri lapidis ex quo mortaria fiunt super majorepetra positam, ac rursum super ea aliam. Nonnulloe per sese ja~cebant. Earum maxima erat non minore xii pedum diamctro , atqucomnes majores quam harum dimidiœ.