LIVRE VIII. CHAP. 0X11.
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le morts citer de Pline, et Humboldt a regardéle basalte qui s’y trouve, comme analogue â celuidu Vicentin : mais ce dernier étant entièrementsemblable au basalte de la Saxe , de laBohême, etc.,il pourrait bien s’ensuivre encore que le basaltedes Egyptiens est analogue à celui d’Agricola etdes modernes.
§ 688. Il y a peu d’années que les opinionsdes naturalistes sur l’origine des basaltes étaientdiamétralement opposées: tandis que quelques-unsen attribuaient généralement la formation au feu,d’autres ne voulaient admettre que. la précipi-tation dans l’eau. Parmi les premiers, M. r leChevalier Hamilton mérite une mention particu-lière. Il imagina que les grandes masses de ma-tières fondues par le feu dans l’intérieur des vol-cans , se cristallisaient quelquefois par l’effet,soit d’une fusion plus tranquille, soit de leurmanière de se refroidir, et prenaient la formeprismatique ; et qu’ensuite le volcans venant às’éteindre, et le cratère se détruisant par l’écrou-lement des parties fragiles et incohérentes, lesseules roches basaltiques restaient en pied etdevenaient visibles. Ainsi suivant M. r Hamilton ,on doit considérer toutes les roches basaltiques ,comme des laves cristallisées. Il est assurémenttrès-probable que quelques amas basaltiques onteu cette origine; mais l’idée de la cristallisationne peut s’appliquer à la formation des basaltes.