2,36 INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
Pline, est très-vague et fort indéterminé, et nepeut par conséquent nous fournir le moyen deremonter à sa formation. Admettons en effet quece basalte soit une roche amphibolique, qu’ilcontienne dès particules quartzeuses et feld-spa-thiques , est-ce une raison pour croire qu’il nepuisse être l’ouvrage des volcans ? L’amphibole,le quartz, le feld-spath sont-ils donc par leurnature étrangers aux produits volcaniques ? Iln’y a que le gisement qui puisse servir de baseà des conjectures plausibles. Cependant dansl’incertitude où nous sommes touchant les cir-constances géognostiques du basalte de l’Éthiopie ,il importe d’observer que Pline, après avoir ditdans le chapitre 7 du liv. 36, que le basalteétait extrait des montagnes de l’Éthiopie , assuredans le chapitre 26 du même livre, qu’Obsi-dius trouva dans l’Éthiopie , un verre qui res-semblait à la pierre. Comme le verre ou la pierreobsidienne est certainement une lave vitreuse,la circonstance rapportée par Pline pourrait biendonner lieu à quelque conjecture sur le gisementdu basalte de l’Éthiopie . Enfin j’ajouterai queHumboldt dans les Considérations sur les steppes ,pag. 95, paroît pencher à croire que les Égyp-tiens tiraient des montagnes d’Harutsch , situéesà l’ouest de leur pays, le véritable basalte dontils se servaient pour faire leurs vases et leursstatues. Suivant Reiiuel, ces montagnes formaient