LIVRE VIII. CHAP. CXII. 241
et 4^ f 1 ). La première concerne les basaltes dela péninsule de Port-Rush, en Irlande ; fondésur les phénomènes qu’on y observe , M. r Ri-chardson rejette absolument l’hypothèse de leurformation par la voie du feu. Dans la secondelettre , comparant les caractères des basaltes desautres contrées de l’Irlande et du fameux pavédes Géans , avec ceux des basaltes de la Sicile décrits par Dolomieu, il en démontre l’analogie,et établit que les basaltes de l’Irlande n’ont pasété produits par le feu, soit selon la manière desvolcanistes , soit d’après celle de leurs réformésles plutonistes ( 2 ); d’où il déduit que l’on doit porter
(1) Le même auteur dans deux autres lettres adressées àM. r Davy, et insérées dans le même Recueil, tom. 44 et 45, atraité de la structure des roches basaltiques de Derry et d’Àn-trim, au nord de l’Irlande , mais sans entrer dans la questionsur l’origine des basaltes. Dans la i.« re lettre, il décrit les stra-tifications basaltiques et la construction interne des masses ba-saltiques prismatiques de ce lieu j dans la seconde , de la con-sidération des phénomènes géologiques de cette contrée, il passeà une recherche plus générale relativement à l’origine des iné-galités irrégulièrement distribuées sur la superficie du globe,qu’il croit être l'effet de l’action des causes gigantesques et sur-prenantes qui ont enlevé et transporté les parties intermédiairesdont on ne trouve plus les traces. Il est à remarquer que danscette seconde lettre , en parlant de la structure géologique dupays qu’il décrit, il observe que les masses basaltiques sontsuperposées à une couche de pierre calcaire blanche.
(2) C’est-à-dire, des partisans du système de Hutton , danslequel il s’agit non de la fournaise des volcans , mais du foyerde la combustion générale, qu’on doit chercher beaucoup plusTome III . j 16