a5a INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
présente des impressions de corps marins et decornes d’ammon , et l’on ajoute que les coquillesse changèrent en chaux très-fine au feu d’unfourneau. Les impressions des cornes d’ammonne sont certainement pas rares dans la pierresiliceuse , mais je ne sache pas qu’on ait encorevu ces corps marins fossiles avec leurs coquillesnaturelles, excepté les microscopiques, dans quel-ques sables. M. r Richardson est trop bon physi-cien pour ne pas distinguer les impressions descorps marins , des corps marins eux-mêmes -, etpour concilier les circonstances de son récit, jene vois d’autre moyen que celui de supposer dansla roche de Port-Rush, plusieurs morceaux depierrre calcaire qui contenait des empreintes decorps marins.
§ 696. En second lieu , j’observe que je n’aijamais pu voir un vrai basalte coquillier , non-seulement sur les montagnes , mais encore dansaucun cabinet, sans excepter même ceux desgrandes collections de Paris . M. r Fortis qui avaitbeaucoup voyagé et observé en naturaliste expé-rimenté , dit positivement dans la Géologie daViccntin, qu’il n’y a pas d’exemple qu’une seuleproduction marine se trouve renfermée dans desbasaltes prismatiques. Les coquilles fossiles deMontecchio Maggiore , près de Vicence , sont ,non dans le basalte , mais dans une brèche oudans un conglomérat volcanique qui a séjourné