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Tome troisieme.
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SUPPLÉMENT N.° II. 489

elles se rallument tout à coup avec une petiteexplosion. M. r Ménard en donne la raison sui-vante qui me paroît très-plausible. On ne peutpas douter que ces flammes naient pour causeune émanation de gaz hydrogène qui se déve-loppe dans ce lieu. Comme le terrain contiguaux grandes flammes acquiert une très-forte cha-leur , et passe meme jusquà lincandescence , legaz qui survient doit sallumer subitement. Unvent impétueux peut bien éteindre pour un ins-tant les flammes, mais il ne saurait ainsi queleau , refroidir le terrain. Il paroît certain quedans le cas dune extinction totale des flammestant grandes que petites, et qui durerait quelquepeu de temps , en sorte que la terre pût se re-froidir , il paroît certain , dis-je , que lincendiene se reproduirait pas spontanément, mais quilserait nécessaire davoir recours à lart. Pour ob-tenir une inflammation spontanée, comme quel-ques-uns ont écrit que cela arrive, il faudraitque le gaz hydrogène fût encore phosphoré,supposition qui na aucun fondement. M. r Me-nard daprès les observations faites par Spallan-zani sur les feux naturels des collines du Mode-nais, pense que dans le cas dune extinctiongénérale, il serait nécessaire de recourir à unmoyen artificiel pour reproduire les flammes.

Dans tous les lieux paroissent ces feuxnaturels , soit en Italie , soit ailleurs , lopinion