44° INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.
commune est qu’ils sont plus actifs et plus grands ,lorsque le temps est pluvieux et que l’atmosphèreest chargée d’humidité: mais les observations queSpallanzani a faites sur les feux de Barigazzo ,et qui ont été continuées par une personne aussijudicieuse qu’exacte, semblent prouver qu’on nepeut établir aucune règle fixe sur ce point, etqu’il n’y a pas de raison directe qui permettede supposer qu’il existe quelque rapport entrel’état de l’atmosphère et l’intensité des émana-tions gazeuses. La chaleur des flammes est très-intense , et lorsqu’on s’eu approche on ressentcette bouffée ardente qu’on éprouve à la bouched’une fournaise. Les plantes même vertes et hu-mides qni y sont exposées, s’enflamment surl’instant. Les pierres de cte site , espèce de cal-caire un peu schisteux, lorsqu’elles éprouventfaction des flammes , deviennent rouges à causede foxidation du fer, et semblent cuites commeles briques. Cependant on n’observe dans aucunevie ces pierres une véritable calcination , et bienmoins encore de vitrification , comme quelquesnaturalistes font écrit.
L’odeur des flammes est la même que celle dugaz hydrogène, mais modifiée d’une manière qu’ilserait difficile de définir et de comparer. Le gazhydrogène n’est point dans son état de pureté ;il est corrompu par une matière qui lui est étran-gère , et cette • matière est le carbone : par