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Suite du recueil de planches, sur les sciences, les arts liberaux et les arts méchaniques / [Diderot]
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C OUVREUR.

socs ce rang de tuiles qui forme le fous-doublis, on pose également avec mor-tier ou plâtre , un second rang de tuiles ,auquel on donne trois ou quatre poucesde saillie au-delà du premier rang, cequi forme le doublis ; on pose encore àmortier un rang dardoises qui arrase cedoublis ; ensuite on cloue sur la lattequi est portée par les petits coyaux , oufur un filet de plâtre assez épais pourgagner la pente du toit ou la hauteurde larrondissement de f égout, on cloue ,dis-je , les ardoises, auxquelles on donneleur pureau. Voye\fig. Z.

Quand on ne fait pas lentablementen pierre de taille ou en plâtre , pardéfaut de ces matières, on. y suppléeavec des briques , ce qui vaut encoremieux que le plâtre p & on peut faireaboutir le premier rang dardoises fur lebord du doublis. Voye\ fg. 4.

Du couvert. Quand les égouts fontformés , on pose toutes les ardoises ducouvert , en conservant bien. régulière-ment le même pureau ; & afin quellesfe joignent plus exactement , on met tou-jours. en-dessus la face de Lardoife lacoupe est en chanfrein & égrignotée ; onles attache à la latte avec deux ou troisclous, dont les têtes doivent être recou-vertes par les ardoises supérieures : pourque les files dardoises soient régulière-ment droites , on fait à chaque rang untrait arec un. cordeau pour marquer len-droit les ardoises doivent aboutir ;& quand il fait trop de vent, on traceavec une réglé un trait blanc , & onarrange les ardoises. Vaye\ fig. 5.

Quand un toit est plus large à un boutquà lautre , on forme des accoinçonsqpi. se terminent à lé&out,, &. ensuite

3sì

on conduit tous les autres rangs dardoiseparallèlement au faîte. fig. C.

Des arrêtiert. Après que le plein toita été couvert , on travaille à couvrir lesarrétiers & les contre - arrêtiers. Pourcela , on forme des approches & descontre - approches , comme nous savonsdéja dit en parlant de la couverture entuiles r mais comme on peut tailler aisé-ment & proprement lardoise , on lesrogne par le bas pour que les files dar-doises puissent tomber quarrément furlarrêtier , au lieu qu à larrêtier en tuiles ,,on fait un petit arrondissement. Outrecela ,. on fait enforte que les ardoises des.deux côtés de l'arrêtier se touchent assezexactement pour que seau ny puiste pas.pénétrer, & fans quon soit obligé dymettre du plomb ni du plâtre; & pourle rendre encore moins pénétrable à seau ,

le couvreur a soin que la file dardoisesqui borde larrétier du côté le vent

souffle le plus, soit un peu plus élevéeque lautre , fig. 7 ; cependant il metpresque toujours au bas de larrétier unepetite bavette de plomb taillée en oreillede chat, à laquelle il donne un peu plus.de saillie quà sardoise, & il fait un;

1 ourlet au bord cette bavette-

! Des faîtes.- On couvre ordinairementles ardoises clouées fur le faîte avec des>bandes de plomb de dix-huit pouces delargeur, quon retient avec des crochetsqui saisissent les bords, & qui font cloués,fur le faîte : mais en plusieurs endroits,on couvre les faîtes tout-à-fait en ardoise. rou , comme lon dit, en lignolet.

Couverture en bardeau. On appellebardeau de petites planches- refendues,,

I comme le merrain , mais qui nonr que 1 -j douze à quatorze pouces de longueur i,