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3u désordre, les obligeant à être cou-chés fur leurs bancs.
La source qui fourniíToit à l’hôpitalde la Marine , étant beaucoup plusélevée qu’il ne falloit , étant d’ailleursla feule qui pût atteindre a u premierétage du bagne , je la dirigeai pour cetusage , & la remplaçai par une autresource très-propre au service de l’hô-pital , quoiqu’éloignée de 500 toises dela ville : mais cette source conduite àce premier étage, n’étant pas assez con-sidérable pour fournir au rez-de-chaussée ,je fus obligé d’établir une citerne( planche II ; au plan 60. ) dont lahauteur du niveau, & la quantité d’eauqui s’y ramasse pendant la nuit, four-nissent à tous les rez - de - chaussée( planche III , profil du bagne 21 & 25 ,le robinet de la citerne pour le re\-de-chaujfiée. ) pendant le jour à toutes leslatrines , cuisines 6c lavoirs ( planche II ,au plan 55. ) du bâtiment ; ce qui necontribue pas peu à la propreté & àécarter les mauvaises odeurs, dans unendroit où il se trouve une si grandequantité de personnes , qui , Har lesréglemens , ne font obligés à changerde chemises que de huit jours en huitjours. II faut observer qu’outre ces pré-cautions , j'ai pris celle de ménager uneventouse de chaque latrine ( planche 11 ,à la seconde partie du profil 10 . ) qui setermine dessus le toit, & exhale facile-ment la puanteur , ayant le foin de fermerla lunette de la latrine par un petitcouvercle, & la latrine par une porte.Outre cela , j'ai donné beaucoup d’élé-vation aux salles, & pratiqué l’arcadeau-dessus des portes ou passages du murde retend du milieu, la plus haute qu’il
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m’a été possible, réservant la hauteurconvenable â la fermer pour ménager !epassage de la conduite de l’eau, ce quilaisse un plus libre cours à la circulationde l’air ( planche III , profil des sallesB. Voye\ planche II, au profil du bagne ,fur la longueur, à Vélévation d’un murde refend, l'on voit la disposition desarcades. )
Pour sentir davantage la sûreté de lagarde , il faut revenir à la distributiondes pavillons , en commençant par celuidu milieu.
Le pavillon du milieu , qui a deuxavant-corps, annonce le logement desofficiers. Dans son premier rez-de-chaus-sée est un vestibule ( planche I, au plan a. )qui le divise en deux. Traversant le corps-de-garde ( idem 4 ; ) on entre dans unepetite chambre , destinée pour l'officiercommandant la troupe. A chaque vesti-bule ( planche II, au plan go. ) il y aun factionnaire pour avertir, dans lescas pressés , le corps-de-garde. Le restede ce rez-de-chaussée, n’est qu’en caves,pour mettre la provision des forçats,qui n’est pas bien considérable. Le mu-nitionnaire, qui fournit les rations , ayantde grands magasins appartenans au roi,n’y envoie que ce qui se consume jour-nellement par les forçats : les autrescaves font distribuées aux différens offi-ciers. Au pié de l’escalier ( planche II,au plan 29. ) est une porte de fer deneuf piés , largeur de la rampe , quoiquela porte d’entrée , qui est de bois , soittrès forte. Le destus, terminé en demi-cercle , est orné d’une grille de chaînes,manicles & chaussettes de fer rond , queles forçats portent aux piés
Les marches de lescalier sont des pieces