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Suite du recueil de planches, sur les sciences, les arts liberaux et les arts méchaniques / [Diderot]
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ART MI 1

rondie de la piece de détente en dedansest une élévation de fer que les ouvriersappellent une boutrolle , dans laquelle estpratiqué lécrou la vis de la culassevient sengager.

La fous-garde ( Voye\ fig. D ) atrois parties : la feuille postérieure, fixéepar une vis en bois ; la feuille anté-rieure , fixée par le bouton de la gre-nadiere den bas qui la traverse & estarrêté par une forte goupille, & lepontet qui est arrondi , pour couvrirla détente & donner passage au doigt,quon appuie dessus lorfquon veut fairepartir le fujìl.

La grenadiers du milieu ( Voye\figure E ) est un anneau qui embrassele canon & le bois , il porte en dessousun battant en forme de triangle ferré ,au deux côtés dun bouton qui! tra-verse par le sommet dun de ses angles :en forte quil peut sélever & sabatrefans pouvoir tourner. Le bouton de lagrenadiers den bas , ( Voye% figure I )porte un pareil battant : on passe danslun & lautre une courroie , qui salonge& Raccourcit par le moyen dun boucle,suivant le besoin , lorsque le soldatporte le fusil en bandoulière & surlépaule.

Lembouchoir ( Voye\ figure G )embrasse le bois & lextrémité supé-rieure du canon , par deux viroles quonappelle les bares de îembauchoir : ilest suffisamment évasé en dessous , enforme de bec de pot à eau, pour faci-liter lentrée de la baguette. II est placéà lextrémité du bois , à trois poucestrois lignes du bout du canon, afinque la douille de la baïonnette , qui a

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trois pouces deux lignes de Ion gueurne soit pas gênée par le bois , lors-quon la met au bout du canon. Lem-bouchoir &. la grenadiere du milieu sontfixés dans leur pofition par un petitcrochet à ressort, portant fa goupille :ces deux pieces concourent , avec lacapucine , à fixer le canon dans uneposition constante fur le bois.

La capucine ( Voye\ figure F ) prendson nom de la ressemblance quelle aavec un capuchon ; elle est placée àlendroit le canal de la baguette estcouvert par le bois : cest une especedanneau qui , serant le canon sur lebois : larrête, le fixe & le contient àfa place , en forte quil ne peut pastourner.

Le porte-vis ( Voye\ figure H ) ala forme dune S. Les ouvriers appellentsouvent cette piece une ejse : ses deuxextrémités font percées , pour donnerpassage à deux grandes vis qui tiennentfa platine à fa place , & qui vont trouverleur écrou dans le corps même de laplatine : sil ny avoir point de porte-vis , les têtes de ces grandes vis por-teroient fur le bois & le gâteroientbientôt.

La platine {fig- K ) vue en dehors& ( fig. L ) vue en dedans , est unemachine assez compliquée , par la quantitéde pieces qui la composent & qui sonttoutes nécessaires ; car si lune manque ,elle est fans effet. On appelle platinesrondes , celles dont le corps & le chienfont convexes à f extérieur : cette fermedonne plus dépaisseur à ces parties &est par- plus avantageuse , parceque les trous, dont le corps de platine

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