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rondie de la piece de détente en dedansest une élévation de fer que les ouvriersappellent une boutrolle , dans laquelle estpratiqué l’écrou où la vis de la culassevient s’engager.
La fous-garde ( Voye\ fig. D ) atrois parties : la feuille postérieure, fixéepar une vis en bois ; la feuille anté-rieure , fixée par le bouton de la gre-nadiere d’en bas qui la traverse & estarrêté par une forte goupille, & lepontet qui est arrondi , pour couvrirla détente & donner passage au doigt,qu’on appuie dessus lorfqu’on veut fairepartir le fujìl.
La grenadiers du milieu ( Voye\figure E ) est un anneau qui embrassele canon & le bois , il porte en dessousun battant en forme de triangle ferré ,au deux côtés d’un bouton qu’i! tra-verse par le sommet d’un de ses angles :en forte qu’il peut s’élever & s’abatrefans pouvoir tourner. Le bouton de lagrenadiers d’en bas , ( Voye% figure I )porte un pareil battant : on passe dansl’un & l’autre une courroie , qui s’alonge& Raccourcit par le moyen d’un boucle,suivant le • besoin , lorsque le soldatporte le fusil en bandoulière & surl’épaule.
L’embouchoir ( Voye\ figure G )embrasse le bois & l’extrémité supé-rieure du canon , par deux viroles qu’onappelle les bares de îembauchoir : ilest suffisamment évasé en dessous , enforme de bec de pot à eau, pour faci-liter l’entrée de la baguette. II est placéà l’extrémité du bois , à trois poucestrois lignes du bout du canon, afinque la douille de la baïonnette , qui a
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trois pouces deux lignes de Ion gueurne soit pas gênée par le bois , lors-qu’on la met au bout du canon. L’em-bouchoir &. la grenadiere du milieu sontfixés dans leur pofition par un petitcrochet à ressort, portant fa goupille :ces deux pieces concourent , avec lacapucine , à fixer le canon dans uneposition constante fur le bois.
La capucine ( Voye\ figure F ) prendson nom de la ressemblance qu’elle aavec un capuchon ; elle est placée àl’endroit où le canal de la baguette estcouvert par le bois : c’est une especed’anneau qui , serant le canon sur lebois : l’arrête, le fixe & le contient àfa place , en forte qu’il ne peut pastourner.
Le porte-vis ( Voye\ figure H ) ala forme d’une S. Les ouvriers appellentsouvent cette piece une ejse : ses deuxextrémités font percées , pour donnerpassage à deux grandes vis qui tiennentfa platine à fa place , & qui vont trouverleur écrou dans le corps même de laplatine : s’il n’y avoir point de porte-vis , les têtes de ces grandes vis por-teroient fur le bois & le gâteroientbientôt.
La platine {fig- K ) vue en dehors& ( fig. L ) vue en dedans , est unemachine assez compliquée , par la quantitéde pieces qui la composent & qui sonttoutes nécessaires ; car si l’une manque ,elle est fans effet. On appelle platinesrondes , celles dont le corps & le chienfont convexes à f extérieur : cette fermedonne plus d’épaisseur à ces parties &est par-là plus avantageuse , parceque les trous, dont le corps de platine
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