PREFACE. ix
des infectes & leur génie ! Quelqu’un qui continuera decroire que la cochenille & le kermès font des grainesou d’autres productions de plantes, n’ira pas chercherparmi les imectes, d’autres inlectes analogues à ceux-ci.N’a-t-on pas une grande avance pour trouver, quand oníçait au moins ce qu’il faut chercher, & où il le faut cher-cher! Mais on voudroit d’abord de futile, & on ne pensépas aisés qu’il faut y être amené par degrés; n’esl-il pasheureux que des observations curieuses puissent nous yconduire!
Quoique nous ayons parlé dans les Volumes précedens,d’un grand nombre de mouches de différens genres, cen’a été, pour ainsi dire, que par occasion; ce n’est quedans le troisième Mémoire de ce Volume, que nouscommençons à donner les principes généraux de ì’histoiredes mouches; que nous établissons des caractères propresà les ranger en classes, en genres & en efpeces. C’est untravail qui d’abord n'offre rien d’agréable, mais qui étoittrès - important pour i’histoire générale des insectes, parceque celle des mouches en est une des principales branches.Les genres des mouches font restés dans une confusiondont il étoit aussi difficile que nécessaire de les tirer; leurnombre est très*considérabîe, & il l’est à un point capabled’effrayer un Observateur, qui, fans les avoir étudiés pen-dant long temps, fe propoferoit de les mettre en ordre.Les méthodes employées pour distribuer en classes Sc engenres, les différens êtres qui peuvent être à la portée denos yeux, ont des avantages dont nous avons déja parléailleurs, Sc qui font très-connus de tous ceux qui ont cultivéquelqu’une des parties de i’histoire naturelle. Au moyendes arrangemens Sc des distributions, on vient à boutd'épuiser des sujets qui nous paroissoient inépuisables.Tout ce dont notre imagination ne nous montre pas les