PREFACE. xj
Ce que nous avons fait dans le troisième Mémoire, parrapport aux mouches, n’étoit ni moins nécessaire, ni moinsdiíficile à faire, par rapport aux vers fous la forme defquelsles mouches de différens genres ont pris leur accroissement.Nous tâchons de mettre ces vers en ordre dans le quatrièmeMémoire ; nous y donnons les caractères de leurs classes,de leurs genres 6c de leurs eípeces. Les formes des têtesnous aident beaucoup à en déterminer les classes, & nousoffrent d abord une division. Nous trouvons quantité degenres de vers qui ont non-feulement des têtes molles,mais qui ont des têtes qui fe gonflent 6c qui fe contractent,qui s allongent 6c qui fe raccourcissent, en un mot, destêtes dont les figures font très-variables, 6c varient conti-nuellement ; d’autres vers ont, comme tous les autresanimaux, des têtes d’une figure constante. On trouveradans le quatrième Mémoire, d autres caractères marqués,que nous avons employés, soit pour établir sept classesgénérales de vers, soit pour diviser ces classes en genres.
La structure des organes par le moyen defquels lesmouches prennent leurs alimens, nous ont fourni, dans letroisième Mémoire, les caractères dont nous nous sommesservi pour distinguer les quatre classes générales des mou-ches. Les unes ont une trompe fans dents, d’autres ontune bouche fans dents, d’autres ont une bouche arméede dents, 6c d’autres ont une trompe 6c des dents. Entreles trompes, les unes font toujours allongées, 6c d’autres íèraccourcissent. Les trompes des infectes font des instrumensou plûtôt des machines bien dignes de notre attention ;ce lont des machines analogues à nós pompes, elles fontdestinées à puiser le sang dans les vaisseaux des grands ani-maux, ou à puiser des liqueurs mielleuses dans les vaisseauxdes fleurs,ou dans les vaisseaux des autres parties des plantes:mais ce font des pompes plus compliquées que les nôtres,
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