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semblables, qu’entre des mouches de même genre Sc d'es-pece peu différente, les unes faífent des œufs, pendantque les petits sortent vivans du corps des autres. La prodi-gieuse fécondité que la nature a accordée à quelques-unesdes eípeces de mouches vivipares, a bien plus de quoisurprendre ; il y a telle de ces dernières mouches, dont lecorps renferme à la fois plus de vingt mille vers. On verradans ce Mémoire comment tant de vers font arrangésdans le corps de leur mere, Sc comment ils parviennentà en sortir.
Ceux même qui ont donné le moins d attention auxinsectes, connoissent les abeilles, les guêpes, les frelons &les bourdons. Des mouches de ces différens genres seprésentent íì souvent à nos yeux, qu’il seroit difficile detrouver quelqu’un qui n’eût pas une idée, au moins gros-sière , de leur figure, Sc qui n’eût pas eu occasion d’ap-prendre le nom qui a été donné à chacune de ces fortesde mouches. Elles ont quatre ailes; leur histoire est réservéepour le Volume suivant, celui-ei ayant été accordé aux
mouches à deux ailes. Parmi ces dernieres, il y en a quiressemblent si fort aux abeilles, d’autres qui ressemblent sifort aux guêpes, d’autres qui ressemblent si fort aux frelons,êc d’autres qui ressemblent si fort aux bourdons, que lors-que l’on s’en rapporte au premier coup d’œil, on les prendpour quelqu’une de ces mouches. Le onzième Mémoiredonne l’histoire des mouches à deux ailes qui ont l’aird abeilles, Sc de celles qui ont l’air, soit de guêpes, soit defrelons; Sc le douzième Mémoire ne traite que des mou-ches à deux ailes qui ont l’air de bourdons. Les insectesqui, après leur dernière transformation, font des mouchesa forme d abeilles, ont été d’abord des vers de la secondeclasse des vers à tête de figure variable, mais qui sontpourvus de jambes. La plupart de ces vers font caractérisés