PRE'FACE. xxiij
température de chaleur convenable. Entre ces mouchesà sonne de bourdons, il y en a dont les vers ne peuventcroître que fous terre, & ce Mémoire nous donne ì’histoired’une de ces mouches qui ne confie ses œufs qu a desoignons de narcisse, parce que ses vers ne peuvent vivreque de cette espece d oignon. Mais nous devons être bienplus surpris de l’instinct qui conduit les meres d’un autregenre de ces mouches, à aller déposer leurs œufs dans i’anusd’un cheval, parce que les vers qui en éclosent, doiventvivre, jusqu’à ce qu’ils soient près de se transformer, dansles intestins de cet animal. Pouvons-nous apprendre fansadmiration que des mouches d’un autre genre ont étéinstruites à aller percer le cuir des animaux qui l’ont le plusepais, celui des cerfs & des biches, celui des bœufs & desvaches ; quelles ont été pourvues d’inslrumens propresà le percer; que dans chaque trou qu’elles ont fait dansiépaisse peau de ces animaux, & dans leur chair même,elles déposent un œuf; qu’une mouche íème, pour ainsidire, ses œufs dans la chair d’un bœuf ou d’un cerf vivant.Chaque ver, après être éclos, fe trouve entouré d’unaliment convenable; il grossit, & en même-temps il faitcroître fa cellule ; l’endroit où il est, est marqué par unetumeur grosse quelquefois comme la moitié d’un petit œuf.Le ver qui a besoin de respirer l’air, en reçoit continuelle-ment, par une ouverture qu’il sçait conserver à la tumeurdont il occupe la cavité. La même ouverture donne unécoulement au pus qui pourroit s’amasser en trop grandequantité dans la playe que ce ver entretient. Enfin, quandce ver a pris tout son accroissement, il lui convient d’êtredans un lieu plus sec, & d’une chaleur plus modérée ; il sçaitaggrandir l’ouverture de la tumeur, il fort, & va fe cacherquelque part fous une pierre ou ailleurs, pour fe trans-former. Les vers des intestins des chevaux sortent aussi »