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xxij PREFACE.
celles-ci nous donnent occasion de faire connoître de queluiâge font ces cornes à l’iníecte renfermé dans la coque.Nous prouvons qu’élles font quatre tuyaux, au moyen def-quels il respire l’air. Mais comment ces cornes parviennent-elles à s'élever au dessus d’unecoqueroide&dure!commentla percent-ellesî où étoient-elles contenues dans l’insccte,lorsqu'il avoit la forme de ver l Ce font de petits mystèresqui dévoient paroître difficiles à développer, & supposerbien de la méchanique; auffi n’eussai-je pasesperé que toutce qui les regarde, eût pû être exposé à mes yeux auffidistinctement qu il l'a été. Une autre très-grande singularitédans la dernière transformation de ces infectes, dans cellequi les fait paroître mouches, c’esl que la mouche, poursortir de sa coque, est obligée de s’y retourner bout parbout. U'est du côté où étoit la tête, que la coque doits’ouvrir, qu’une piece en doit être détachée. La naturen’a pas mis la tête de ces mouches en état d'agir, commeagissent celles de plusieurs autres mouches, de íè gonflerêí de íè contracter; mais elle a donné à leur derrière, laforce & l’activité qu’elíe a accordées à la tête des autres,pour forcer leur prison dans l’endroit où elle peut êtreforcée. La mouche est donc obligée de fe retourner danssii coque, de faire passer son derrière à la place où la têteavoit toujours été, & de faire prendre à celle-ci, l'an-cienne place de celui-là.
Les mouches à deux ailes qui ont 1 air de bourdons,font celles dont il s'agit dans le douzième Mémoire, & iin’en est point de plus propres à nous faire admirer lesdifférens moyens que l'Auteur de tous les êtres s’est pluà employer pour multiplier óc conserver les efpeces d’in-fectes, pòur faire admirer cet instinct qui conduit sûre-ment les meres-mouches à faire naître leurs petits dans lesseuls endroits où ils peuvent trouver des alimens, 6c une