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a craindre detre soupçonnés de louer íes temps présens,par des motifs indignes de quiconque aime ie vrai, nouspouvons publier que jamais le Ministère ne fut plus favo-rable aux Sciences qui font l’objet de f Académie, qu’ií. ì ai, jourd’hui. Non-feuíement il leur donne cette atten-tl0 A 11 fi flateufe pour ceux qui les cultivent, il n'épargne*ïïcme aucune des dépenses nécessaires à leurs progrez.■~ an s quelle partie du Monde ignore-t-on aujourd'hui lesRepenses vrayement royales qui ont été faites pour mettre(les Académiciens auísi courageux qu’habiles, en état dettous découvrir la figure de laTerreî On fçait déja le succèscomplet qu’ont eu les travaux de ceux qui ont été dansle Aord, s’expofer aux horreurs d’un froid qu’on n’eût pascr , u foûtenable à des hommes nés dans nos climats tem-pères. Les nouvelles que nous recevons du Perou, nousétonnent lieu d’attendre d’ausiï grands succès de la part«es Académiciens, qui ayant été braver les ardeurs de laz °ne torride, ont eu fous cette même zone, à souffrirdes froids aussi grands que ceux de nos rudes hivers. 11faut qu’entrer dans le Jardin du Roy, pour être frappéd e ce qui y a été fait pour la Botanique, depuis que lcfoin de ce Jardin a été confié à M. du Fay, & qu’ona fourni les fonds nécessaires pour la construction deP mieurs ferres magnifiques, & pour y faire un très-grandNombre d'embellissemens, & beaucoup de différons travauxUniquement utiles. Je laisse à d autres à parler de tant deprécieuses acquisitions qui ont été faites, soit pour laBiblio-î cque, soit pour le Cabinet du Roy, ou plutôt pour lesÇavans. Mais qu'il me soit permis de comparer par uncul trait, le fort des Sçavans qui composent f Académiees Sciences, avec celui des Sçavans des*autres Etats deurope. Lorsque ceux-ci ont eu à faire paroître fur quel-^u une des parties de ì’hiítoire naturelle, des ouvrages qui