des Insectes. L Mem. 9
ne venons de le faire, c’est-à-dire , peu avant la fin deMay, ont encore de quoy nous dérouter; alors il estencore plus difficile de les reconnoître pour des animaux.
Si environ quinze jours après quelles font devenues auífigonflées qu elles le peuvent devenir-, on les détache deleur place, elles ne paroiflent plus que comme une teces gailiníectes mortes & desséchées, dont nous avons parleei-dessus; on n’y trouve plus rien de ce qu’on y avoitvû de charnu ; chacune d’elles est devenue s emblable aNne petite écaille de tortue ou autre, d’où 1 animal auroitété tiré; elle n’est plus qu’une simple coque, qui contient,
& recouvre une infinité de grains * un peu rongeants, ^
& moins adhérens les uns aux autres que des giain> defable. Us tiennent fi peu les uns aux autres, qu ils tom-bent par terre avant que la galliníècte ait été détachée ;fi on n’a attention de commencer à la détacher par làpartie supérieure. , „
Mais pour mieux voir ces grains en place, on n a qu a ^
Couper transversalement Jagaliinsecte * avec un canif, 8c ^ &
enlever sa partie supérieure; on fait tomber tous les grainsqui étoient contenus dans cette partie , mais ceux quiétoient logés dans la partie inférieure y restent, & on voitfa petite épaisseur des parois de la cavité qui les renferme,à comment ils y font empilés.
Des qu’on considère ces petits grains avec un micro-scope ou avec une forte loupe, leur figure oblongue &arrondie ne permet pas de les prendre pour autre choseque pour des œufs. La galliníècte que nous avions vûécharnue ci-devant, ne semble donc alors qu une coque,ou, comme des naturalistes l’ontdit, qu’une eí'pece degousse remplie d’une infinité d’œufs. C’est auífi ce quia persuadé à quelques fçavans, qui n avoient pas observeNos gailiníectes dans tous les temps ou il faut les obfeiveïTome IV. ’ ^