104 MEMOIRES POUR L’HíSTOIREce dernier fait est certain, chaque petit grain doit êtreun fœtus. Je me fuis servi aussi dune loupe d’un très-court foyer, pour tâcher de découvrir à ces petits corpsquelques parties propres aux fœtus. Je leur ai vu à pref-
* Pi. 7 . fig. que tous des anneaux aisés marqués * : mais j'ai cru voir
18 - quelque chose de plus à plusieurs grains. Un de leurs côtés,
* Fig. 19 * * ce j u j où doit être le ventre du fœtus ,m a paru aisés sem-
blable au même côté des nymphes, ou des crifalides; j’aicru voir de petits filets blancs , qui ne pouvoient être*ì,ì;kh-l,l autre chose que les jambes’ 1 ', qui étoient étendues &diípofées fur le petit embryon, comme les jambes le fontfur plusieurs nymphes. Les petits animaux desséchés quicomposent la cochenille que nous nommons silvefire,différent beaucoup plus en grandeur entr’eux, que ceuxde la cochenille fine. Quand on fait la récolté des pre-miers, on n’a aucun ménagement, on ramasse ceux detout âge : parmi ces infectes desséchés j on ai rencontréde très-gros, plus gros que ceux de la cochenille mesle-que; les plus gros ont été ceux que j’ai fait tremper dans1 eau par préférence. Lorfqu’ils en ont été imbibés, j’aiforcé par la pression les petits grains qui étoient dans leurcorps à en fbrtir. J’en ai fait paroître au jour des mil-liers ; chacun de ces grains étoit semblable à ceux que lacochenille mesteque m’avoit fait voir en pareil cas. Aur este, non-feulement il y a du choix à faire dans les petitsgrains pour distinguer ces filets qui m ont semblé être lesjambes, il y a encore à saisir un instant favorable'. Dansle moment où le grain vient de sortir du corps, il esttrop gonflé; quelques momens plus tard il est trop ridé:c’est dans un temps court pris entre les deux derniers, quel’on voit tout plus nettement, & ce temps est aisé à saisir,parce qu ii arrive pendant qu’on tient le grain au foyer dela loupe.
Assés