des Insectes.//. Mem , 105gallinfectes nous font connus. Dans le certificat du Cor-regidor * , nous trouvons que fa Seigneurie a dit avoir oui & 2 ^ 0tdire -par tous ceux qui en font métier (d’élever la coche-nille) que dans le temps que la cochenille devient grofe, ilmarche fur elle un petit papillon qui naît fur les mêmes no-pals j êx par lequel on dit que la cochenille conçoit • Les.mouches qui font les mâles de nos gallinfectes, pour-1 oient etre prises pour des papillons, merne dans notrepays, par ceux qui ne íont pas plus au fait de 1 histoirenaturelle que les Indiens qui cultivent la cochenille. UneMouche, à ailes colorées & moins transparentes que cel-les des mouches ordinaires, feroit souvent appellee icilln papillon. 11 y a donc grande apparence que les papil-lons dont il est parlé dans le certificat, ne font que desMouches; & que ces mouches qui se promènent, quiMarchent fur la cochenille, comme d’autres petites mou-ches marchent fur les gallinfectes, y marchent pour laMeme fin. II est donc très -vraisemblable que les mâlesdes cochenilles , comme ceux des gallinfectes, íont dctrès-petites mouches.
Si parmi les grains de cochenilles qifon a mis tremperdans seau, on choisit ceux qui s’y font le plus renflés, &qu’on les preste jufqu’à un certain point, on oblige cequi est renfermé fous les enveloppes extérieures, a sortirpar l’anus ou par quelque crevasse qui se fait aux envi-ions, ou fur l’un des côtés. Quon examine avec uneforte loupe ce qu on a fait sortir, on trouvera souvent quee’est un amas de petits grains rouges ou rougeâtres, & ^
de quelques autres presque noirs, dont chacun * a. la fi- ' ^gure d’un œuf oblong. Je nfen ferois tenu austì à preivdre ces petits corps pour les œufs dont étoit remphola cochenille de laquelle je les avois fait sortir, fi I e& avois pas fçû que la cochenille est vivipare. Dès que