iyl MEMOIRES POUR L’HlSTOIREalternatives, aussi considérables que font celles de la grosseartere des chenilles. Mais je crois avoir bien vû à ces vers,un véritable cœur que je ssai pû observer dans les che-nilles. Quelquefois j’ai apperçû vers le quatrième anneauune partie charnue qui avoit des battemens alternatifs ;j’ai fait de longues playes à plusieurs de ces vers, en leuremportant d’un seul coup de cizeau fur un des côtés,uneportion du quatrième,du troisième & du second anneau :entre les parties qui font sorties fur le champ par la playe,j’en ai vû quelquefois une qui avoit des mouvemens decontraction & de dilatation pendant plusieurs minutes,Sc qui par là fembloit être un cœur. Tout fe dérange sifort dans des parties si molles, pour peu qu’on les tou-che, que je ne puis être parfaitement certain que celleque je voyois alors fût la même, comme il y a grandeapparence, que j’avois vû battre dans le corps, Sc la mêmeque j’ai vû tranquille en divers autres temps, & de la-quelle semble partir un très-grand nombre de petits cor-dages qui ne font sims doute que des vaisseaux soit à sang,soit à air. Parmi les parties qui fortoient du corps après lagrande blessure dont je viens de parier, étoit une vessie àcol très-long, lequel va s’attacher auprès de la bouchedu ver. Cette vessie est ensilée, mais elle s’affaisse dèsqu on la picque avec une épingle, ce qui prouve quequand elle est gonflée, elle Test par l’air. Elle est probable-ment un poulmon du ver, Sc ce que nous dirons dansja fuite, des pouímons des mouches, dispose à croire queje ver en a deux pareils.
Tous les vers de la première classe ifont pas leurs stí"gmates postérieurs disposés & faits comme ceux de l’eípeceque nous avons considérée jufqu’ici ; aussi les variétés qu’ofifient les stigmates, nous mettront en état de distingué.div^ genres de ces vers à tête de figure variable. Au ben