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Tome quatrième.
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des Insectes. V . Mem. 209instants, Ja portion de iagoutte fur laqueiiele bout de latrompe est appliqué, devient toute mousseuse, paréequelle se remplit de bulles d’air que la trompe y intro-duit. Là de temps en temps se font des bouillonne-niens, c’est-à-dire, qu’ils s’y font dans les instants ou lespetites bulles d’air y font feringuées. Supposons donc quela mouche ait vuidé d’air le canal de fa trompe, &, fi onVeut, une partie des canaux intérieurs; en un mot sup-posons dans le canal de la trompe un vuide d’air, ou unair plus rare quel’extérieur, & supposons en même tempsUne goutte très-liquide appliquée contre l’ouverture de latrompe, cette goutte doit être aspirée dans l’inslant; c’est-à-dire , que la pression de l’air extérieur doit la faire en-trer fur le champ dans le conduit de la trompe, & l’yfaire monter.

Mais on demandera peut-être comment la trompe,composée en grande partie de membranes molles & fle-xibles, peut conserver un vuide dans son intérieur, com-ment ses membranes peuvent íe soutenir contre la pres-sion de l’air extérieur! La réponse à cette difficulté, estque les membranes font mufculeufes, que ce font deVrais muscles, dont la force est considérable par rapportau volume de la trompe, que la force de ces muscles estcapable de résister à faction de l’air extérieur. Pendant

par la pression des doigts on contraint une trompea etre gonflée, elle peut conserver fa forme contre uneforce peut-être plus grande que celle de l’air qui est ap-pliqué dessus, & par le moyen de fes muscles, la mou-che peut mettre fa trompe dans le même état où la prefion des doigts la met. Le dessous de la partie qui porte lesvies, est d’ailleurs fortifié par des pièces écailleuses *>^ dessus de cette partie est très-folide.

Mais enfin c'est fur un sirop très-épais, peu coulant,

Tome IV. .Dd

* PI. 16. fig.6 . e,e.