21 6 Mémoires pour l’Histoire
cherché à l’y tenir bien appliquée & bien assujettie, nonseulement elle a voulu empêcher qu’elle ne pût aller àdroite ni à gauche, elle a songé à sempêcher de s’ élever,& pour cela elle a placé près du bout de la coulisse, deux* Pi. i6.fig. portions charnues, deux especes de mammelons *, qui5&7.7/V/M. v i ennent se toucher i’un l'autre au dessus du bout del’étui de l’aiguillon, & qui par conséquent le couvrent 6 cI arrêtent. Mais elles ne font que le toucher, elles ne luifont aucunement adhérentes.
Nous avons parlé dune ouverture que laissent les deux
* F! §- 8 & levres entr’elles * près de leur partie antérieure ou échan-9 ' 0 ' crée, où se rendent des ruisseaux de la liqueur sur la-quelle les levres agissent. C’est précisément dans cetteouverture que se trouvent le bout de 1 aiguillon, & celui
*s de son étui *; c est là que saiguillon est en état d’agircontre la peau, soit d'un fruit, soit d’un animal, sur la-quelle les levres se sont appliquées. Cette ouverture peut
* Fig. 8- prendre différentes formes, elle peut devenir plus étroite *
* Fîg. 9 - ou plus large *; pour 1 élargir les levres s’écartent l'une de
l’autre, ce qui leur est aisé, parce que là elles ne tiennentpoint l'une à l’autre; elles y font réellement séparées:mais il ne leur est permis de s’écarter l’une de l’autre quejusqu’à un certain point, & les mouvemens quelles doi-vent se donner en diverses circonstances, les écarteroientpar de-là ce point, fans une bride que la nature a em-ployée pour les retenir dans le besoin. Cette bride est di-gne detre connue, c’est un filet d’un brun presque noir,qui a l’air cartilagineux, & qui, grossi par la loupe, n’estpas plus gros qu’une bonne fibre. Cette espece de filet* Fîg. 9>q>i' tendineux est plié en deux également *; il forme un an-gle tantôt plus 6c tantôt moins ouvert, dont la conca-vité est tournée vers la tête. Un de ses bouts est attacheastés près du bout antérieur d’une des levres, & lautre
est