des Insectes. V. Mem. 217est attaché semblablement à i autre levre. De-là il est évi-dent que lorsque les bouts antérieurs des sevrés se tou-chent, sangle que font entr’elles les deux moitiés dece ligament, est très-aigu ; que cet angle croît à mesurequeles levres s’écartent sune de sautre; mais que lorsqu el-les veulent s’écarter trop, le ligament les arrete, & quepeut-être il sert à les ramener sune contre 1 autre, quand laforce qui les séparoit s’est affoiblie ; peut-etre a-t-il en-core un autre usage, peut-être donne-t-il un appui so-lide à l’aiguillon. ,
Un filet brun de même couleur, & qui semble demême nature que celui qui fait soffice de ligament, bor-de Sc fortifie le contour intérieur de chaque levre. * Lors- * pi. 16 . fig.«pie nous nous sommes arrêtés à faire considérer une 9-mouche qui íuççoit un sirop clair, étendu sur un verretransparent, nous avons fait remarquer que non-sculementon appercevoit une ouverture à la partie antérieure des se-vrés, mais qu’on en appercevoit encore une, Sc menteplus grande , à leur partie postérieure *. L’uíage d une si * Fig. 8./grande ouverture par laquelle je ne voyois rien entrer nisortir, m’a embarrassé pendant long-temps; aussi cetteouverture n’est-ellepas réelle, quoique je l’euffe cru telle.
Ce qu'il y a de réel, c’eíl que les deux levres s’écartentla sune de sautre, mais elles ne laissent pas pour cela en-tr elles un vuide par où quelque liqueur ou de 1 air puissepasser; cet espace est bouché par une membrane, mais simince Sc si transparente, que je n’ai pû l appercevoir quelorsque le hazard a voulu que j'aye regardé très-oblique-ment une trompe que je tenois gonflée entre mes doigts,comme elle est quand elle succe. Je reconnus alors queque fait le ligament par rapport au bout antérieurde chaque levre, une membrane se fait pour le contourintérieur de chacune d’elles. Cette membrane est attacheeTome IV . E e