des Insectes. V. Mem. 223Au reste, ce que nous avons dit de l’étui de l’aiguil-lon des mouches de la viande, nous le devons dire dei étui * du plus grand des aiguillons des trompes que nousconsidérons. Cet étui n’est pas uniquement destiné à con-server un instrument délicat, il a un usage plus impor-tant , il est le sucçoir, le canal par lequel monte la li-queur qui entre dans le corps de la mouche. On s’assûreaisément qu’il a une ouverture suffisante pour donnerpassage à la liqueur, puisqu’il en laisse sortir d’assés gros-ses gouttes souvent mêlées de bulles d'air-, lorsqu’on for-ce la trompe à s’étendre. D’ailleurs on a beau considérerles autres endroits d’une trompe très-gonflée, & la gon-fler excessivement par la pression, pour rendre toutes sesparties sensibles, on n y apperçoit aucune ouverture ; íàpartie charnue n’en a réellement aucune même capablede laisser échapper Pair : ce qui le prouve, & qui prouveen meme temps que 1 air est employé en grande partie àgonfler la trompe, c’est que quand on la force d’être dis-tendue par-delà un certain point, on entend un petitbruit tel que celui d’une vessie que Pair trop pressé a faitcrever ; & sur le champ la trompe s affaisse, & devient in-capable d etre gonflée. Enfin, si on observe cette par-tie que nous voulons être le sucçoir, on peut apperce-Voir qu’elíe n’est pas entièrement de nature de corne; soncôté inférieur *, celui contre lequel 1 aiguillon suppli-que, a quelque chose de charnu; on découvre même unpetit bourlet de chair * assés proche de son extrémité, quiparoît comme le bout d’un tuyau charnu. Son bout aureste n est pas terminé par une feule pointe, comme lestcelui des autres étuis, au lieu d’une pointe il en a deux, *Maïs placées différemment, il est courbé en goutiére,
& de chacun des bords du bout de la goutiére part unepointe. b 1
* PI. I 7 . fig.4«St 5./.
* Fig- í»*0.
* Fíg. 4-7-