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Tome quatrième.
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222 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREdont nous venons de parler, elle semble simple ; mais dèsqu’on la considère attentivement, dès qu on cherche à la* Pi. 17.62- développer, on íeconnoît qu’elie est au moins double *,

î#e ' que là est un étui dans lequel est logée une lame plane &cartilagineuse comme sétui, óc dont le bout est une pointetrès-fine, 6c que par conséquent cette dernière pièce estencore un aiguillon, 6c même le grand, le plus considé-rable aiguillon. Cet aiguillon isa qu’une de ses deuxgrandes faces qui soit cachée dans l'étui ; les bords de ce-lui-ci recouvrent seulement un peu les bords de l’autreface; mais cet aiguillon 6c les deux petits n’ont besoin,pour ainsi dire, que de demi-fourreaux, parce que laS- Fîg. 4 r, r. coulisse * de la trompe, dans laquelle ils font logés ordinai-rement, cache ce que des fourreaux peu complets laissentdécouvert.

» e > ì, i. Ces sortes de trompes ont donc trois aiguillons *, cha-

cun desquels a son étui particulier. On demandera peut-être à quoi peuvent servir les deux petits aiguillons! Leplus long est toûjours celui qui doit percer le premier,mais les autres aident apparemment à aggrandir les trousqu’il a ouverts. Quand la mouche les fait agir tous trois,ils ne font pas écartés les uns des autres, 6c relevés, com-me nous les avons fait représenter, afin qu’on les pûtvoir; ils sont tous contenus dans la coulisse, & par con-séquent réunis les uns auprès des autres comme dans unf Fig. 1 J paquet *; alors la partie de la trompe qui est terminéepar les levres, n’est pas allongée au point où elle l’estdans la figure 4, elle n’a alors qu’une longueur telle queles petits aiguillons peuvent atteindre par de-là l’originedes levres. Celles-ci étant appliquées fur le corps dont lamouche veut tirer le suc, les trois aiguillons font en étatd’agir contre le corps, de percer les vaisseaux qui con-tiennent le fluide que la mouche veut succer.