2^2 MEMOIRES POUR L’HlSTOlREdès qu’on apperçoit les parties que nous allons décrire»qui, quoique petites, peuvent être facilement apperçûes,on est íûr que la mouche n’a que deux ailes. Ces partiessemblent lui avoir été accordées en dédommagement desdeux ailes qui lui ont été données de moins. On con-noît les balanciers qu’on applique à diveríès machines,pour en régler & faire durer les mouvemens; ils ne fontsouvent qu’une verge de fer, à chaque bout de laquelleil y a une maífe de même métal ou de plomb, qui aquelquefois la forme dune lentille. Le balancier de lamachine des monnoyes, avec laquelle on marque les es-peces, ou fíaons, a des boules à ses extrémités. Au des-sous de chacune des ailes de nos mouches qui n’en ont
* PI. 19.6g. que deux, est une petite partie * qu’on devroit appeiler
8 , 9, & 14- un demi-balancier, & que pour abréger nous.appelle-rons le balancier : c’est une tige, une elpece de petite ver-
* Fi". 14. x. g e arrêtée au corcelet de la mouche par un de íès bouts, *
& dont l’autre bout se termine par une tête qui dansquelques mouches a la figure d une lentille, dans d’au-tres presque celle d une boule allongée, & dans d’autres* jn . celle d’une efpece de cuillier à pot *, je veux dire qu’undes côtés de la lentille de celles-ci est creux; la tête esttoûjours grosse par rapport à la tige, elle forme une eí-pece de tête de maillet. Swammerdam a auffi appel lé lapartie antérieure un maillet, nom dont je me servirai auíïivolontiers que de celui de balancier. Quelques auteursont nommé ces deux parties des contrepoids, & ils ontimaginé qu’ils étoient aux mouches ce que font aux dan-seurs de corde ces grandes perches qui portent le 110mde contrepoids, & au moyen defquelles ils parviennent àconserver leur équilibre, ou à le reprendre. Le vrai estque les mouches tiennent souvent leurs balanciers à peuprès parallèles à leurs ailes, qu’elles les sçavent agiter avec