des Insectes. VI . Mem . 253beaucoup de vitesse; mais le volume de ces balanciersest fi peu de choie par rapport à celui du corps dunemouche, & par rapport à celui de ses ailes, que je neVois pas qu’un pareil contrepoids pût lui être d’aucunsecours. Cette partie a assurément des usages, mais il vautmieux avouer de bonne foi que nous les ignorons, que delui en donner qui ne répondent pas à fa petitesse. J’aivû des mouches qui les agitoient par reprises, mais asséslentement, pendant que leur trompefucçoit du sucre.
Les balanciers des cousins font proches de 1 originedes ailes, & très-aisés à voir; ceux de diverses autres mou-ches sont un peu plus cachés, & ils ne font pas posésprécisément dans le même endroit ; plusieurs mouches àcorps court, comme lest celui des mouches bleues de laviande, ont le balancier placé de chaque côté assés prèsdu bout du corcelet, assés près de fa jonction avec lecorps.
Pour peu qu’on ait de disposition à croire que cesbalanciers suppléent en quelque chose aux deux ailes quimanquent aux mouches de plusieurs genres, on regar-dera encore comme des fupplémens à ces mêmes ailes,d’autres parties qu’on ne trouve à aucune des mouchesqui ont quatre ailes, & qu’on trouve au plus grand nom-bre de celles qui n’en ont que deux. Outre la grandeaile que ces dernières ont de chaque côté, elles semblenten avoir de chaque côté une, ou même deux très-peti-tes *. Qu’on rejette fur le corps l’aîle d une grosse mou-che bleue, ou qu’on la coupe à son origine, alors onmettra à découvert les deux parties dont nous voulonsparler, qui paroîtront des ailes manquées, ou des ailesnaissantes. L’insérieure * est la plus grande; elle a son atta-che * au corcelet de la mouche, & proche de l’attachede l’aîle; sa forme est celle dune petite coquille, d’une
PI. rç-íig*
. n, à.
* Fig. 9 Ao. k.
■ Fig. 10. h