des Insectes. VI . Mem. 265ìa circulation du sang dans les infectes, est différente decelle dont elle se fait dans íes grands animaux. Nous neconnoissons point dans'ceux-ci des interruptions 6c desalternatives pareilles à celles dont nous venons de parler.Ï1 y a cependant dans les insectes, óc même dans nosmouches, des vaisseaux où le mouvement du sang estcontinu, comme il sest dans les grands animaux; telest le mouvement du sang dans le gros vaisseau qui ré-gné tout du long du dos des chenilles, 6c de celui despapillons, 6c tel est le mouvement du sang dans le grosVaisseau qui est intérieurement le long du dos de nosmouches : on volt dans ce vaisseau les mêmes mouve-mens continus que l’on voit dans le vaisseau semblabledes chenilles, la transparence des anneaux du dos le per-met. Mais ne pourrions-nous pas soupçonner que le sangde nos insectes, avant que de devenir propre à circulerrégulièrement 6c continuellement, de devenir propre àpasser dans les plus petits vaisseaux, a besoin d’être affi-né, pour ainsi dire, d’être rendu moins grossier Sc pluscoulant! que c’est à quoi sert le cœur; que le sang a be-soin d en sortir 6c d’y rentrer plusieurs fois, d’être balotté;pour airstì dire, à bien des reprises, pour acquérir la flui-dité qui lui est convenable! La liqueur analogue au chyle,est peut-être portée des intestins au cœur par un chemintrès-court, preiqu’immédiatement; le cœur est placé prèsde l’endroit où les intestins font le plus de sinuosités, decirconvolutions, 6c presque sur eux mêmes; le chyle qu’ilreçoit, est peut-être encore trop grossier, il a besoin d’ê-tre travaillé avant que de prendre la route des petits vaisseaux. Au reste ce ne sont là que des conjectures qui ontquelque probabilité.
Les mouches qui viennent de différentes especes devers mangeurs de pucerons, ne font pas les seules dansTome IV. - L1