des Insectes. VI Mem. 269mouvement ! je pense que c’est par sair que ia moucherespire.
Mais je 11 e puis faire entendre comment on peut conce-voir que i’air introduit dans ie corps de la mouche, opé-ré cet effet, qu après que j’aurai fait connoître les deuxgrands réservoirs à air, qui se trouvent dans le corps detoutes les mouches à deux ailes & à corps court. D’ail-leurs la place considérable qu’y occupent ces réservoirs,ne nous permet pas de laisser ignorer qu’ils y font. Lesstigmates du corps des mouches, comme ceux de tantd’autres insectes, ont chacun leur grosse trachée ; chaquetrachée se dirige vers quelqu’une des parties intérieurescn se ramifiant; les ramifications des unes s’entrelacentavec celles des autres. Le nombre de ces ramifications &de leurs entrelacemens, est prodigieux, & surpasse toutce qu’on en peut dire; il n’est aucune des parties inté-rieures , quelque petite qu’elíe soit, qui ne soit bien four-nie de ces vaisseaux à air. II semble que chaque partie aitbesoin d’avoir son pouimon , ôc qu’elíe l’ait, ou si l’onveut, il semble que les poulmons de l’insecte sont répan-idus dans les plus petits recoins de son corps. La mou-che a cependant encore deux très-grands poulmons, &fi grands, qu’ils occupent plus de la moitié & plus desdeux tiers de la capacité du corps de certaines mouches.Les parties que j’appelle les poulmons, 6c auxquelles jene crois pas pouvoir donner un nom plus convenable,font deux vessies * égales & semblables, posées à côtéi’une de l’autre, qui tirent leur origine de la jonction ducorps avec le corcelet, 6c qui dans plusieurs mouches,dont le corps n’a que cinq anneaux , s’étendent jusquespar-delà le troisième anneau; elles empiètent fur unede ces du quatrième. La grosseur 6c la figure de chacunepartie yeífies, font testes qu’il faut pour remplir preíque
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