2J0 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREentièrement la cavité du corps dans retendue ou elles sentplacées. Ces vessies touchent les parois de cette cavité; le*Pi. 2 o. fig. oâré par lequel elles se rencontrent l’une 1 autre * estapplati, de maniéré quelles forment par leur attouche-ment réciproque une double cloison dirigée selon la lon-gueur du corps, & qui le partage en deux également.Cette double cloison ne s’éleve pourtant pas précisé-ment jusqu au dos, & ne descend pas jusqu au ventre;avant que d’arriver au point le plus élevé, & avant quecl etre descendue au plus bas, chacune des vessies s'ar-rondit, elles laissent entr’elles un petit vuide tant en hautqu’en bas. Ce dernier étoit nécessaire pour donner pas-sage au conduit des alimens, & le premier i’étoit pourque la principale artère, le vaisseau qui régné tout dulong du dos, trouvât où se loger, & que ses mouve-mens ne fussent point gênés.
Avant que d’avoir aisés examiné ces deux vessies, lors-que je ne connoissois pas encore leur forme, je les aiprises aussi pour une íìmple cloison posée comme uneeípece de médiastin, & dont l’usage étoit de partager endeux également une grande portion du corps. II est aiséde les voir dans l’état où elles ne semblent être qu’unecloison, & il est bon de les y voir pour s’assûrer qu’ellesfont naturellement applaties par le côté par lequel ellesse touchent mutuellement D’un coup de ciseau on em-portera une portion des trois ou quatre premiers anneaux* F/g. 8. d’un des côtés de la mouche *; après cette opération ,on n’aura qu’à regarder par la fenêtre qu’on vient defaire, & on verra distinctement une eípece de cloison,malgré renfoncement dans lequel elle est; fa couleur quiest très-blanche, aide à la rendre sensible. Pour la voirencore mieux, & pour s'assûrer quelle a ses deux facessemblables, on sera à l’autre côté de la mouche, une