274 MEMOIRES POUR ^HISTOIREvessies, quand nous avons dit quelles occupent plus desdeux tiers de la capacité du corps de certaines mouches,Sc il n'en est guéres d’efpeces dont elles ne remplissent ailmoins le tiers de cette capacité. Cependant ces deux ves-sies si considérables par leur volumene Ion t faites pourrenfermer aucunes parties ; elles paroissent parfaitementvu ides, Sí elles ne font remplies que d'air. Ce ne peutêtre qu’à laide de l’air qui les tient gonflées, qu avecdes parois minces elles conservent les places qu’elles oc-cupent , quoique pressées par des parties solides qui sem-blent extrêmement à l’étroit dans le reste du corps. Sion veut jetter les yeux fur les Figures i, 2 Sc 3 de laplanche 28 du neuvième Mémoire 011 y pourra obser-ver que quoique les ovaires des mouches soient extre-mement gonflés 6c distendus par un nombre prodigieuxd'œufs prêts à être mis au jour, un vuide considérableest conservé dans la partie antérieure du corps, & quece vuide est fleípace renfermé par les parois des grandesvessies à air.
Ces vessies destinées feulement à contenir de flair»,doivent donc être regardées comme les poulmons de lamouche ; flair qu’elles reçoivent ne leur vient point desstigmates du corps, de ceux qui font fur les anneaux,elles ne paroissent avoir aucune communication avec cesstigmates. Ceux qui font destinés à leur en fournir, fontíàns doute ceux du corcelet; cest là la principale fon-ction de ces quatre grands stigmates : aussi si l’on coup 6soit le corps près de fa jonction avec le corcelet , soit l 6corcelet près de ía jonction avec le corps, dans la coup 6qu’on a faite , on trouve trois ouvertures circulaires 5deux, dont une est de chaque côté, font mieux rebor-dées que la troisième, ce font les coupes de deux con-duits , dont un aboutit à une des vessies, & Aautre à flautre *