276 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREêtre,& appliqués contre les parois intérieures du corps*Si nous supposons ensuite qu’une portion de ces sacs>une tranche très-mince prise auprès du corcelet, se sé-pare pour un instant de la partie de l’anneau qu’elletouchoit, que dans l’instant suivant, la tranche la plusproche de celle-ci se sépare de même, pendant que lapremière reprend sa première position, & que ce mou-vement se continue de tranche en tranche ; alors il pa-roîtra à celui qui observe la mouche, qu'il y a un an-neau mince, ou plutôt un plan qui du corcelet avan-ce vers la partie postérieure ; il croira voir deux ou troisplans semblables en mouvement, si les premières partiesdes vessies recommencent leur jeu, avant que les der-nières parties ayent fini le leur. II ne resteroit donc qu'àexpliquer ce qui détermine les parties des veísies à se dé-tacher ainsi successivement des parois des anneaux, pourrevenir fur le champ s y rappliquer; si ces parois avoientbeíòin d’avoir une espece de mouvement vermiculairepour agir sur l’air qu'elles renferment, ce mouvementlatisseroit à ce que nous demandons. II y a encore uneautre maniéré dont cet effet pourroit être produit ; s’il yavoit de l’air qui entrât à chaque instant dans le corpsmême de la mouche, & qui dût paffer en dehors desvessies, a messire qu’une couche de cet air avanceroit ducorcelet vers la partie postérieure, il sépareroit les paroisdes vessies de celles des anneaux. Mais il en est de cephénomène comme de tant d’autres que la Physiquenous offre, nous entrevoyons différentes causes par les-quelles il pourroit être produit, & nous ne sommes pasen état de prononcer décisivement à laquelle ii est dû.
Outre le mouvement propre aux deux poulmons >outre celui que l’air y produit quand il y entre, ils sontagités par ceux du cœur» iorsqu’il se dilate; il les pouffe