des Insectes. VIL Ment. 289
âpres leur métamorphose, ne doit pas nous paroîtremoins admirable. On nous raconteroit un prodige, íion nous apprenois qu’il y a un quadrupède de quel-qu’espece, de la grandeur d’un ours, ou même de celled un bœuf, qui dans un certain temps de l'année, à rap-proche de i’hyver par exemple, se détache entièrementdeíà peau,pour s’en faire une espece de boîte de la figuredune boule allongée; qu’il se renferme dans cette boîte,que non-seulement il sçait la rendre close de toutes parts,qu’il sçait de plus lui donner une solidité qui le met àï abri des injures de l’air & des insultes des autres ani-maux. Ce prodige nous savons en petit dans la méta-morphose de notre ver : il se défait de sa peau pour s’enfaire un logement solide Sc bien clos. Nous avons vû ail-leurs les chenilles Sc divers autres infectes laisser des dé-pouilles très -complettes, leur opération, quoique diffi-cue, ne nous le doit pas paroître autant que celle denotre ver : après que la chenille par ses efforts, a obligéía peau a íe fendre, elle s’en tire par i’ouverture qui s’yest faite; mais notre ver doit détacher fa peau de toutesles parties auxqueiles elle étoit adhérente, & rester cepen-dant fous cette peau, ce qui nous doit sembler bien au-trement difficile à exécuter ; il doit de plus faire prendrea cette peau une certaine figure.
Nous ne pouvons encore nous empêcher d’admirer laconsistance Sc la solidité que prend cette peau qui étoitsi transparente, A qui noussembloit fi mince. Quand elleforme une coque, elle est capable de soutenir une prés-ion des doigts aisés forte; une pareille coque de parche-min °u de velin, ne seroit peut-être pas capable d’uneauffi grande résistance.
Quoique le ver soit plus menu à fa partie antérieure *qu a fa partie postérieure *, il peut, quand il le veut,Tome IV . O o
* PI. 2I.sig.
1. a.
* PI. 2I.fìg«
2. p.