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Tome quatrième.
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* PI. 21. f

I.

* Fíg. 2.

288 MEMOIRES POUR l’HISTOÏRE

Mais le ver qui a pénétré íòus terre, ou le ver quîa été renfermé dans un vase sec, y perd ordinairementsa première forme au bout de deux ou trois jours. Ce‘ 2 - ver * qui étoit blanc, transparent, charnu , & mêmedont la chair paroiísoit tendre & molle, dont le bout anté-rieur étoit plus menu que le postérieur, prend alors la figured’un œuf * de couleur rougeâtre ou de marron, & il sem-ble être crustacée ; du moins son enveloppe est-elle opa-que & cassante. II est incapable de mouvement, il nepeut plus ni s’aîlonger, ni Raccourci r, ni se gonfler, nise contracter; il est parfaitement roide, en quoi il diffèreencore des crisalides, dont la partie postérieure au moinsest mobile, & se meut quelquefois. En un mot, ce queTon voit alors n'a plus du tout l’air d’un ver, & ne pa-roît être qu’une espece d’œuf rougeâtre. Redi aussi lui ena donné le nom, & semble savoir pris trop réellementpour une forte d’œuf. Notre ver blanc & mol a non-seulement perdu sa première figure, il semble auísi avoirperdu la vie.

L’insecte vit pourtant, 6c les changcmens qui vien-nent de se faire chés lui, en préparent de plus considé-rables qui s’y feront par la fuite. Mais avant que de dé-crire ceux-ci, arrêtons-nous à considérer davantage lespremiers, à voir précisément en quoi ils consistent, 6ccomment ils se sont frits. Nous avons admiré ailleurs fartde se filer des coques, connu de tant d’especes de che-,nilles; ces chenilles, dont une espece travaille si utile-ment pour nous, ne songent qu’à se construire des cellu-les, dans lesquelles elles puissent se métamorphoser com-modément , 6c rester en sûreté après leur métamorphose*Nos vers ne sçavent point se faire de fi jolies coques,mais le moyen que la nature a appris à chacun de s’enfaire une très-solide & très-capable de les bien couvrir,